dimanche 28 décembre 2014

MESSAGE AUX NATIONS ÉMERGENTES AFRICAINES




La décolonisation, la résistance à l'inique, la lutte contre l'ostracisation de l'Homme par l'Homme n'aura servi à rien en Afrique si les nations qui hier ont résisté à l'impérialisme se comportent aujourd'hui vis à vis des ressortissants de leurs voisins africains comme de vulgaires contrées ultra-capitalistes et xénophobes (les 2 étant souvent liées...) Si une nation africaine, parce que connaissant un boom économique passager, oublie les principes DE SOLIDARITÉ des pères fondateurs des indépendances au profit d'une volonté de développement isolé en méprisant ses nations sœurs , elle ne devra pas s'étonner de voir ses voisins la lâcher lorsque les hyènes droit-delhommiste (pilotés par qui l'on sait...) viendront demander des sanctions contre cette nation ( précisément lorsque celle ci commettra des exactions sur les populations africaines ayant immigrées dans le dit pays).

La stratégie de l'oligarchie mondialiste va dans le sens de déstabiliser, attaquer la souveraineté des nations émergentes, mais ces dernières ne doivent pas prêter le flanc de l'accusation en se comportant étatiquement BESTIALEMENT vis à vis d'autres citoyens africains.

Que les dirigeants des nations de la TERRE MÈRE se souviennent que si l'Afrique est un corps on ne peut pas se réjouir ou crier victoire lorsque seul le bras droit bouge tandis que le reste du corps reste paralysé. 

CELUI QUI RETROUVE LA MOTRICITÉ POLITIQUE doit tout faire pour contribuer à ce que le corps ENTIER reprenne vie.. 

Pourquoi? Car la partie du corps qui fonctionne ne pourra jamais vivre et marcher seule, au risque de finir aux marchés du don d'organe, paroxysme macabre de la société capitaliste . COMPRENNE QUI DEVRA


~ Kemi Seba

samedi 27 décembre 2014

La relation secrète entre les Noirs et les Juifs : Le Brésil



Au Brésil, où la plupart de nos ancêtres kidnappés ont été envoyés, un érudit, juif Arnold Wiznitzer est plus explicite sur la participation juive :

"Outre leur position importante dans l'industrie du sucre et de la fiscalité agricole, ils ont dominé le commerce des esclaves. De 1636 à 1645 un total de 23 163 esclaves noirs d'Afrique sont d'arrivés et ont été vendus pour 6.714.423 florins. La Compagnie des Indes occidentales, qui a monopolisé les importations d'esclaves d'Afrique, a vendu des esclaves aux enchères publiques contre paiement en espèces. L'argent était principalement entre les mains des Juifs. Les acheteurs présents aux ventes aux enchères étaient presque toujours des Juifs, et c'est en raison de ce manque de concurrents qu'ils pouvaient acheter des esclaves à bas prix.
"D'autre part, il n'y avait également pas de concurrence dans la vente des esclaves pour les propriétaires de plantations et autres acheteurs, et la plupart d'entre eux ont acheté des esclaves  à crédit payable à la prochaine récolte en sucre. Les bénéfices pouvant aller jusqu'à 300 % de la valeur d'achat étaient souvent réalisé avec des taux d'intérêt élevés .... S'il arrivait que la date d'une vente tombée lors d'une fête juive la vente aux enchères devait être reportée. Cela s'est produit le vendredi 21 Octobre, 1644. "


~ Arnold Wiznitzer

Extrait de The Secret Relationship Between Blacks & Jews, Vol. 1. 

Traduction : Franswa Makadal

LES TRADITIONALISTES


Les grands dépositaires de cet héritage oral sont ceux que l’on appelle les « traditionalistes ». Mémoire vivante de l’Afrique, ils en sont les meilleurs témoins.


Qui sont ces maîtres ?
En bambara, on les appelle Doma, ou Soma, les « Connaisseurs », ou Donikéba « Faiseurs de connaissance ». En peul, selon des régions, on les appelle Silatigi, Gando ou Tchiorinké, mots comportant le même sens de « connaisseur ».
Ils peuvent être Maîtres initiés (et initiateurs) d’une branche traditionnelle particulière (initiations du forgeron, du tisserand, du chasseur, du pêcheur, etc.) ou bien posséder la connaissance totale de la tradition dans tous ses aspects.
Ils existe ainsi des Doma qui connaissent la science des forgerons, celle des pasteurs, des tisserands, aussi bien que des grandes écoles initiatiques de la savane, telles que, par exemple, au Mali, le Komo, le Koré, le Nama, le Dô, le Diarrawara, le Nya, le Nyaworolé, etc.
Mais ne nous y trompons pas : la tradition africaine ne coupe pas la vie en tranches et le Connaisseur est rarement un « spécialiste ». Le plus souvent, c’est un « généraliste ».
Le même vieillard, par exemple,aura des connaissances aussi bien en science des plantes (connaissance des propriétés bonnes ou mauvaises de chaque plante) qu’en « science des terres » (propriétés agricoles ou médicinales des différentes sortes de terre), en « science des eaux », en astronomie, cosmogonie, psychologie, etc.
Il s’agit d’une science de la vie dont les connaissances peuvent toujours donner lieu à des utilisations pratiques.
Et quand nous parlons de sciences « initiatiques » ou « occultes », termes qui peuvent dérouter le lecteur rationaliste, il s’agit toujours, pour l’Afrique traditionnelle, d’une science éminemment pratique consistant à savoir entrer en relation appropriée avec les forces qui sous-tendent le monde visible et qui peuvent être mises au service de la vie.

Conservateur des secrets de la Genèse cosmique et des sciences de la vie, le traditionaliste, doué en général d’une mémoire prodigieuse, est souvent aussi l’archiviste des événements passés transmis par la tradition, ou des événements contemporains.
Une histoire qui se voudrait essentiellement africaine devra donc nécessairement
s’appuyer sur l’irremplaçable témoignage des Africains qualifiés. « On ne coiffe pas une personne en son absence », dit l’adage.

Les grands Doma, ceux dont la connaissance était totale, étaient connus et vénérés et l’on venait de loin faire appel à leur savoir et à leur sagesse.
D’une manière générale, les traditionalistes furent écartés, sinon pourchassés, par la puissance coloniale qui s’efforçait, cela va de soi, de déraciner les traditions locales afin de semer ses propres idées car, dit-on, « On ne sème ni dans un champ planté ni dans la jachère ». C’est pourquoi l’initiation se réfugia le plus souvent dans la brousse et quitta les grandes villes, dites Tubabudugu « villes de blancs » (entendre des colonisateurs).
Il existe cependant encore, dans les différents pays de la Savane africaine constituant l’ancien Bafour — et sans doute ailleurs aussi — des « Connaisseurs » qui continuent de transmettre le dépôt sacré à ceux qui acceptent d’apprendre et d’écouter et se montrent dignes de recevoir leur enseignement par leur patience et leur discrétion, règles de base exigées par les dieux…
Dans un délai de dix ou quinze ans, tous les derniers grands Doma, tous les derniers vieillards héritiers des diverses branches de la Tradition, auront probablement disparu.
Si nous ne nous hâtons pas de recueillir leurs témoignages et leur enseignement, c’est tout le patrimoine culturel et spirituel d’un peuple qui sombrera avec eux dans l’oubli, abandonnant à elle-même une jeunesse sans racine.


~ Joseph Ki-Zerbo, "Histoire générale de l'Afrique - Volume 1, Méthodologie et préhistoire africaine"

l'Arabie, le berceau de la civilisation



L'Honorable Elijah Muhammad nous a enseigné que l'Arabie était le berceau de la civilisation. Beaucoup d'Afrocentristes sont devenus fous par rapport à cet enseignement, pensant que l'Honorable Elijah été méprisant envers l'Afrique. Pour deux raisons, ces chers personnes ne doivent pas être bouleversés:



1.] Un bébé n'est pas né ou issu d'un berceau. Un bébé est seulement déposé là par la suite. L'Arabie comme berceau ne détrône pas l'Afrique (à l'ouest de la mer Rouge) en tant que Mère.
2.] Les données scientifiques confirme désormais pleinement ce fait.
Les données génétiques prouvent que: «l'Arabie était en effet la première étape dans la propagation de l'homme moderne».

Verónica Fernandes et al, “The Arabia Cradle: Mitochondrial Relicts of the First Steps along the Southern Route out of Africa,” The American Journal of Human Genetics 90 (2012): 1-9.

"Les chercheurs européens disent que les études génétiques suggèrent que les premiers humains qui quittent la Corne de l'Afrique pour le reste du monde s'installent d'abord en Arabie."
"L'Arabie a vu premiers humains hors d'Afrique", Science News, UPI.com, 1/26/2012:http://www.upi.com/Science_News/2012/01/26/Arabia-saw-first-humans-out-of-Africa/UPI-65001327616469/#ixzz1ksJQNUqh

L'archeo-génétique indique que le groupe africain de d'ancêtres qui a donné naissance à la population humaine d'aujourd'hui a migré hors d'Afrique vers l'Arabie il y a environ 70.000 ans. Richard Gray, écrivant pour le Telegraph [UK] a annoncé le 9 mai 2009:

"La race humaine tout entière hors d'Afrique doit son existence à la survie d'une seule tribu d'environ 200 personnes qui a traversé la Mer Rouge il y a 70000 années, les scientifiques l'ont découvert ... Les recherches menées par des généticiens et des archéologues ont permis de retracer les origines de l'homo sapiens moderne revenant à un seul groupe de personnes qui ont réussi à passer de la Corne de l'Afrique à l'Arabie. De là, ils ont continué à coloniser le reste du monde."
Richard Gray, “African tribe populated rest of the world,” http://www.telegraph.co.uk/science/science-news/5299351/African-tribe-populated-rest-of-the-world.html.

FAIT: le premier lieu les migrants sortis d'Afrique ont atterri fut l'Arabie, et là ils se sont développé durant des millénaires avant de partir peupler d'autres parties du monde.

Ne vous fâchez pas, mettez-vous à jour:

P.A. Underhill et al, “The Phylogeography of Y chromosomes binary haplotypes and the origins of modern human populations,” Annals of Human Genetics 65 (2001): 43-62.

J.R. Luis et al, “The Levant versus the Horn of Africa: Evidence for Bidirectional Corridors of Human Migrations,” American Journal of Human Genetics 74 (2004): 532ff.

Bernard Vandermeersch, “The Near Eastern Hominids and the Origins of Modern Humans in Eurasia,” in Takeru Akazawa, Kenichi Aoki, and Tasuku Kimura (edd.), The Evolution and Dispersal of Modern Humans in Asia (Tokyo: Hokusen-sha, 1992): 29-38.

P. Andrews, W.R. Hamilton and P.J. Whybrow, “Dryopithecines from the Miocene of Saudi Arabia,” Nature 274 (1978): 249-51.

Michael D. Petraglia, “The Lower Paleolithic of the Arabian Peninsula: Occupations, Adaptations, and Dispersals,” Journal of World History 17 (June 2003): 144-179.

Norman M. Whalen and David E. Peace, “Early Mankind in Arabia,” ARAMCO World 43:4 (1992): 20ff.

Jeffrey I. Rose and Michael D. Petraglia, “Tracking the Origin and Evolution of Human Populations in Arabia,” in Michael D. Petraglia and Jeffrey I. Rose (edd.), The Evolution of Human Populations in Arabia: Paleoenvironments, Prehistory and Genetics (London and New York: Springer, 2009) 1-12.

"Nous, la tribu de Shabazz, dit Allah (Dieu), avons été les premiers à découvrir la meilleure parti de notre planète pour y vivre. La riche vallée du Nil de l'Egypte et le siège actuel de la ville sainte, de La Mecque, en Arabie." 

~ L'honorable Elijah Muhammad, message to the Blackman.

Attention: Avant de vous mettre en colère et de répondre à nouveau à ce poste avec colère: stop, faites un peu de "Mooo Saaa" pour vous calmer, et vérifier les sources ci-dessus. Puis revenez vers moi.

~ Dr Wesley Muhammad

Traduit par Franswa Makandal

jeudi 11 décembre 2014

Spécificité d'une transformation sociale haïtienne.

Cérémonie du Bwa Kayiman


En Haïti, le travail de la conscientisation de la masse doit s'accompagner d'une désaliénation perpétuelle. La politique de diabolisation et d'infériorisation de tout ce qui touche au schème religiosoculturel de la population entamée depuis la colonie, pour contenir les esclaves dans leur carcan et assurer la perduration de la structuration économique esclavagiste au profit de la métropole française, a traversé plus de deux siècles d'indépendance, en alternant force brutale et humiliation pour continuer l'exploitation de la population par un petit groupe qui se croit étranger. Ces incessants assauts, au lieu de supprimer la culture populaire, ont renforcé sa résistibilité. C'est ainsi que ces outils culturels ont contribué activement au renversement du système colonial esclavagiste, et assumé l'imperméabilité et la capacité de résistance énorme qu'a le peuple devant l'adversité. Alors, si la maîtrise de la culture du milieu populaire constitue un point important dans le processus de conscientisation, en ce qui concerne Haïti, elle est l'un des points fondamentaux, puisque la culture populaire est un lieu de dénigrement intense, où, sans aucune compréhension, elle sert de stigmate, que ce soit à travers la langue parlée par la population ou ces différentes autres formes de manifestation.

Le travail de désaliénation, et d'acceptation totale de soi comme personne historique, comme acteur, devant agir sur les conditions sociales imposées par le système capitaliste dans la société, doit se faire dans, et à travers la culture populaire. Une culture non considérée comme quelque chose d'immuable ou statique, mais plutôt comme la conçoit le courant interactionniste, où elle est présentée comme "inséparable des interactions sociales qui la produisent, dans des contextes variés et instables où cette (culture) est sans cesse appropriée, transformée, adaptée par des individus en situation. Ici, la culture n'est plus considérée comme existence en soi, mais comme un ensemble de ressources symboliques et sociales que des individus peuvent (ou non) mobiliser en situation. Il faut plutôt considérer la culture comme un processus de production sociale. Elle sera donc toujours abordée en lien avec les structures sociales et les rapports sociaux au sein desquels s'opère son émersion".

Dans le processus de conscientisation, la culture joue également le rôle de renforcement de l'identité nationale. La notion d'identité est souvent employée comme équivalente à la culture, elle s'en distingue pourtant au moins sur un plan : "Si la culture peut fonctionner sans conscience identitaire, et relève donc en grande partie de processus inconscients, la notion d'identité renvoie, quant à elle, à une norme d'appartenance nécessaire consciente, puisqu'elle implique un positionnement social et symbolique explicite de la part de l'acteur social". Le sentiment d'appartenance qu'implique le concept d'identité est indispensable pour arriver à se considérer comme responsable de son devenir social à l'intérieur du groupe sociétal. Contrairement à l'idée façonnée par les puissances capitalistes, comme quoi le développement, la démocratie, la modernité doivent sortir de l'extérieur pour être appliqués dans les pays de la périphérie au profit de leurs transformations sociales. Il est important, à travers le processus de la prise de conscience, d'amener la population à penser son propre paradigme de développement, à voir la nécessité de prendre son avenir politique en main. Le processus de transformation doit en fin de compte amener la population à comprendre les incidences de l'éducation traditionnelle sur la formation de ses progénitures et agir pour la transformer.

Source : Mise en place des structures et problématique fonctionnelle de l'école haïtienne 

LES QUATRE NIVEAUX DE CONSCIENCE

Se préoccuper de savoir à qui on s'adresse implique une typologie, dont Colette Humbert nous propose une approche que nous reprendrons dans les grandes lignes.



CONSCIENCE SOUMISE


- fatalisme, résignation, sentiment de culpabilité
- soumission au jeu de forces perçues comme irrationnelles
- intégration passive dans l'ordre social établi
- traditionalisme
- non-perception des rapports dialectiques entre la nature et l'homme, la culture et l'homme, l'histoire et l'homme.


CONSCIENCE PRE-CRITIQUE


- émergence comme sujet
- insatisfaction du statu quo
- ressentiment confus et global contre les privilégiés
- passage d'une solidarité familiale ou communautaire à une solidarité plus large
- Remise de ses intérêts à de nouveaux notables, à de nouvelles autorités


CONSCIENCE CRITIQUE INTEGRATRICE (ou "réformiste" comme l'a nommée une camarade de l'Association populaire d'entraide)


- volonté de déterminer son propre devenir
- volonté de compter sur ses propres forces et ses potentialités
- passage à une solidarité socio-professionnelle d'intérêts (syndicalisme)
- passage du "perçu" à l'analyse
- volonté de se poser en partenaire des pouvoirs dominants
- acceptation des structures hiérarchiques autoritaires, du fonctionnement institutionnel...


CONSCIENCE CRITIQUE LIBERATRICE


- clarification de sa propre position socio-politique, en particulier chez les membres de la petite-bourgeoisie ou de l'appareil d'encadrement capitaliste
- recherche de nouvelles relations interpersonnelles et de nouveaux rapports sociaux
- dialectique permanente action/réflexion/action

Source : Colette Humbert : "la conscientisation" (éditions L'Harmattan, épuisé)


mardi 9 décembre 2014

Ce qu'a déclaré Wobogo, le Moro Naba, Roi des Mossi (Burkina Faso), au Capitaine français Restenave en 1895.



"Je sais que les Blancs veulent me tuer pour prendre mon pays, et pourtant vous prétendez que vous m'aiderez à organiser mon pays.

Mais je trouve mon pays bien comme il est. Je n'ai pas besoin d'eux. Je sais ce qui est nécessaire pour moi et ce que je veux. J'ai mes propres commerçants. Considérez-vous chanceux que je n'ordonne pas que l'on coupe votre tête.

Allez-vous en maintenant, et surtout, ne revenez jamais . "

~ Traduction de Franswa Makandal

lundi 8 décembre 2014

ZOO HUMAIN ET POLÉMIQUE EXHIBIT B(LACK): QUAND AURONS-NOUS LE COURAGE DE RÉALISER A NOTRE TOUR "EXHIBIT SLAVE-MASTER"?

La prétendue exposition dénonçant la négrophobie...


Résumé des faits: Brett Bailey, scénariste sud-africain, Blanc, se présentant comme étant un militant antiraciste, a suscité la colère de quelques associations afro-diasporiques après qu'il ait mis en scène (dans l'optique de dénoncer la négrophobie, d'après LUI...) des Noirs dans des zoos humains.
Les associations concernées dénoncent une oeuvre artistique relayant les pires clichés négrophobes, montrant des hommes et des femmes noirs inanimés, muets, derrière des cages, COMME au bon temps des colonies.

S'en sont suivies des manifestations (visant à déprogrammer cette exposition) organisées par le Collectif anti-exhibit B.


J'ai longtemps refusé de me prononcer sur ce thème, ne me sentant absolument pas touché par la bêtise ou la negrophobie ignorante et silencieuse de l'antiraciste Bailey, qui croyait sans doute bien faire (mais qui, prisonnier d'un système de pensée qui a propagé l'image de l'Homme nègre émasculé, a finalement illustré ce que LUI MÊME ÉTAIT CENSÉ combattre).

Le metteur en scène Brett Bailey.... L'antiraciste prisonnier de ses clichés racistes...


Mais en échangeant avec certains de mes partisans que j'aime profondément, qui étaient sincèrement heurtés par cette exposition, j'ai décidé de prendre en compte leur douleur , en ayant toujours pour objectif de placer au cœur de cette problématique les notions fondamentales d'anti-victimisation et d'auto-détermination.

Et le résultat de ce cheminement nous a amené à une question fondamentale, qui, à notre sens, mérite réflexion.

L'adage qui dit que "Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur" peut être remplacé dans ce contexte par "Tant que les lions n'auront pas leurs propres metteurs en scène, les PRÉTENDUS RÉALISATEURS de l'AUTRE CAMP" continueront de glorifier ou de taire la responsabilité de l'oppresseur".

Plutôt que de leur demander qu'ils changent leur façon de parler de nous, ne provoquerions-nous pas un séisme plus efficient si à notre tour nous décidions, TRÈS SIMPLEMENT, grâce à nos metteurs en scène afro de talent, d'exposer LA FAÇON DONT LE MAÎTRE ESCLAVAGISTE D'HIER (et d'AUJOURD’HUI) opère face à nous?

Ne ferions-nous pas plus de bruit si nous mettions à nu la façon dont le capitalisme additionné au suprématisme oligarchique occidentalo-centré fonctionnait face au peuple à la peau d'ébène??

Ne serions-nous pas plus EFFICACES si nous demandions à nos frères de douleurs blancs (et ils sont plus nombreux qu'on ne le pense) qui se sentent solidaires de notre lutte qu'ils viennent participer avec nous à cette mise en scène, exposant le regard du LION et non plus du chasseur sur l'Histoire de l'HOMME NOIR??

NE SERIONS NOUS PAS DES PLUS EFFICACES si dans une pièce INTITULÉE "EXHIBIT SLAVEMASTER", on disséquait au cours de l'HISTOIRE les différentes façons dont l'esclavagiste mondialiste opérait sur nous, du NÉGRIER APATRIDE D'HIER à l'exploitant ultra-capitaliste et immagrationiste d'aujourd'hui (qui se présente comme un ami alors qu'il est en réalité notre pire ennemi, à l'image du bienveillant JACQUES ATTALI par exemple...) ?

Le système ne deviendrait t'il pas fou si à notre tour on racontait NOTRE HISTOIRE et qu'on l'exposait de manière claire, et partant de NOTRE VÉCU ET RESSENTI?

Que dirait la LICRA et SOS RACISME qui crie à l'antisemtisme à chaque seconde mais vont jusqu'à défendre hystériquement Bailey dans sa pièce, sans chercher à entendre le ressenti des personnes blessées par cette exposition?

Ne serait-il pas temps de changer de mode OPÉRATOIRE, afin de ne plus leur courir après pour exiger qu'ils changent, mais à notre tour, raconter notre PROPRE HISTOIRE, et , en provoquant le système, leur faire comprendre qu'à chaque fois qu'ils nous mépriserons, ils nous renforceront encore plus notre conviction sur la nécessité pour nous-même de produire nos propres schémas d'expression et de développement?

LA QUESTION EST: VEUT-ON MOURIR EN ETANT LIE au MAÎTRE? OU VEUT ON SE DÉVELOPPER SANS LUI? Si la deuxième option est la solution, alors chaque poussée négrophobe sera vue par nous comme une BENEDICTION, qui nous poussera à emprunter le chemin de l'AUTO-DÉTERMINATION.

A TOUS LES FRÈRES ET SŒURS, ACTEURS INDÉPENDANTS, OPPOSES A LA NEGROPHOBE DOMINATION, QUE VOUS SOYEZ NOIRS OU BLANCS, il est sans doute temps de montrer que ce n'est pas le système qui donne le TEMPO, mais le peuple lui-même.

A CHACUN DE FAIRE SES CHOIX. Attendre que les tenants du système nous fassent une place dans leur paradigme, ou développer puissamment le NÔTRE.

Kemi Seba, essayiste panafricaniste et chroniqueur politique TV, chercheur en philosophie et sciences politique à l'Institut Cheikh Anta Diop du Gabon, conférencier dans les Universités d'Afrique de l'ouest spécialisé sur la panafricanisme et la négritude.

mercredi 19 novembre 2014

L'esprit d'Ubuntu

Image: Cécile Fatiman, Boukman Dutty & Bois Caiman


"L'esprit d'Ubuntu, qui une fois a conduit Haïti à émerger en tant que première nation noire indépendante en 1804, qui a aidé le Venezuela, la Colombie et l'Équateur à atteindre la liberté, et qui a inspiré nos ancêtres à verser leur sang pour l'indépendance des États-Unis, ne peut pas mourir. Aujourd'hui, cet esprit de solidarité doit responsabiliser chacun d'entre nous pour la reconstruction d'Haïti ". 

~ Jean-Bertrand Aristide, ancien Président d'Haïti renversé par les États-Unis

[SORAL, NÉGROPHOBIE, ESPOIRS DÉCHUS NÈGRES ET RÉCUPÉRATION DES APATRIDES]


« Senghor disait la raison est HELLÈNE, l'émotion est NÈGRE »
Je briserai cet adage.

Ceux, parmi les afrodescendants, qui pleurent en découvrant en 2014 qu’Alain Soral a des préjugés négrophobes violents sont ceux qui ont dû découvrir en l’an 2000 que la Lune était un satellite de la Terre.

Je l’ai toujours dit, toujours su, aucune surprise par conséquent quand je lis ses déjections verbales à l’égard des nôtres. (lire l'affaire du texto)
texto d'Alain Soral envoyé à une afro descendante avec laquelle il était en contact


Soral est un patriote français qui se bat pour son peuple, les BLANCS FRANÇAIS, il ne se bat pas pour les nôtres, ni pour les Maghrébins ou autres (tant pis pour les naïfs).
Sa stratégie de réconciliation a pour objectif premier de protéger SON PAYS de l’explosion raciale (voulue par le lobby que l’on connaît tous…), il ne le fait pas par philanthropie.
Nous avons le même ULTIME ENNEMI (l’oligarchie mondialiste apatride), d'où les relais dans un sens ou dans l'autre, mais ça n’en fait pas pour autant NOTRE AMI. ÇA NE SERA JAMAIS LE CAS.
Je plains la minorité naïve parmi les nôtres qui venait vers lui le prenant pour un PROTECTEUR (quand bien même on les avertissait du contraire).
À croire que nous avons toujours besoin d’un maître BLANC ou AUTRE pour nous aimer et nous GUIDER vers la lumière.

À côté de cela, je vois la sordide (tout aussi sordide que ce texto) tentative de récupération de l’affaire par la communauté organisée apatride (http://www.actuj.com/…/alain-soral-accuse-de-racisme-anti-n… ou encore) qui, comme à l’époque de SOS Racisme, aime nous dire qui sont nos ennemis et qui nous devons attaquer. Aime coopter des gens chez nous pour nous orienter dans le sentier qu’ils auront pour nous décidé.

Ça ne marchera pas avec moi. Mon combat vis-à-vis de SORAL est et sera idéologique, je ne serai ni le tirailleur de l’OLIGARCHIE ni celui de la RÉCONCILIATION NATIONALE SORALIENNE.
Il existe, entre ces deux options, une troisième voie, celle de l’autodétermination de chaque peuple, ces derniers pouvant occasionnellement se donner la main. Je ne crois pas à la dilution politique des identités. Je crois à la préservation des différences, culturelles tout en agissant dans la solidarité entre les peuples.
Je l'ai toujours dis.
Je méprise ceux qui nous méprisent, je ne pleure pas.
Je mène une guerre, et dans cette dernière, il y a un agenda.
Je ne serai pas, pour l’oligarchie, un appât. 
Je laisse cela à ceux qui sont nés pour ça.

Je conclurai en disant qu’avant de se réconcilier avec autrui, il est temps que chaque peuple se réconcilie avec lui-même.
Car ce n’est qu’en s’aimant soi-même que l’on pourra donner de l’amour au reste de l’Humanité.

~ Kemi Seba, essayiste,Chroniqueur politique tv, chercheur en philosophie et en sciences politiques à l'ICAD de l'Université de Libreville

jeudi 13 novembre 2014

8 raisons pour lesquelles nous aimons sortir avec des femmes noires

La force


Dans la société d'aujourd'hui, être une femme est assez dur. Ajouter à cela le fait d'être noir et les contraintes superposées contre vous sont nombreuses. Les hommes noirs admirent la force de la femme noire qui peut surmonter les obstacles sur son chemin.


La confiance en soi


Les femmes noires en ont vu assez pour savoir ce qu'elles veulent. Les femmes noires avec de l'assurance savent qui elles sont et ce qui est bon pour elles. La confiance en soi est contagieuse et c'est un trait de caractère hautement souhaitable.


La diversité


La gamme de caractéristiques et des apparences attrayantes des femmes noires est incroyable. La variété d'options lorsqu'il s'agit des femmes noires offre énormément de possibilités de trouver ce que vous souhaitez chez elles. Des corps magnifiques avec de grandes courbes qui nous tentent à chacun de ses mouvements. Que vous aimiez les grandes, les petites, les rondes, les minces, les sombres, les claires ou l'une des autres caractéristiques étonnantes et uniques des femmes noires, vous pouvez les trouver. Une autre chose extraordinaire au sujet des femmes noires c'est la diversité de leurs origines qui accentue encore plus cette variété. Elles peuvent être originaires d'Afrique, d'Amérique et des Caraïbes, pour ne nommer que ces quelques exemples. Nous aimons l'apparence des femmes noires, la façon dont elles agissent et s'expriment.


Nous pouvons être nous-mêmes


Nous n'avons pas besoin de mettre un filtre pour être accepté par les femmes noires. Il est plus facile d'être à l'aise et d'être nous-mêmes avec elles parce que nous n'avons pas à nous soucier de ces choses que les non-noires peuvent penser à notre sujet.


Les femmes noires nous comprennent


Partager une histoire et une compréhension des choses commune de ce que signifie être noir est assuré et nous permet d'être en connexion beaucoup plus facilement. Il n'y a pas besoin de nous inquiéter qu'une femme noire soit «accidentellement» raciste ou inconsciente des questions sensibles pour les Noirs. Elles sont sensibles aux obstacles qui se présentent à nous dans la société d'aujourd'hui. Cette prise de conscience leur donne la perspicacité pour mieux nous soutenir et les rend bienveillante à l'égard de ce que les hommes noirs ont à traverser. Elles veulent voir des hommes noirs agissant bien. Ces d'encouragements et ce soutien est un facteur sous-estimé mais extrêmement important dans le fait d'être en couple avec une femme noir.


L'avenir


Sortir avec une femme noire n'est pas forcément gage de durabilité, mais à un moment penser à l'avenir devient importante. Nous aimons rencontrer des femmes Noire parce que nous voulons construire un avenir avec elles. Nous voulons que nos fils et filles soient fiers d'être noirs et que leur patrimoine soit noir. Établir une relation saine et fonctionnelle avec quelqu'un nous comprendra est importante pour nous.


Un défi


Les femmes noires nous incitent  non seulement à être meilleur, mais aussi à aller au-delà de notre zone de confort et expérimenter de nouvelles expériences de nouvelles idées. Les femmes noires nous mettent au défi de sortir des sentiers battus et de prendre de nouvelles idées en considération.


Notre maman


La femme noire qui nous a donné la vie préférerait nous voir ramener à la maison une femme noire. Notre mère peut être concerné et vigilante si une femme non-noire vient dans sa maison au bras de son fils. Cela peut ne pas être la raison principale, mais ce que notre mère pense est un facteur déterminant lors de rencontres sérieuses. L'approbation de notre maman est un énorme bonus.


Source : http://atlantablackstar.com/Traduction : Franswa Makandal

7 façons d'éviter d'être endoctriné par la Suprématie Blanche

Que nos enfants grandissent avec une bonne image d'eux-mêmes



Cela signifie que nous devons leur donner des jouets, des livres, des films, des jeux qui comportent des caractéristiques afro ainsi que des histoires afro. S'ils grandissent entourés par la puissance de leur propre histoire, ils seront plus à même de résister à la narration de la culture dominante.




Dépensez votre argent uniquement avec des institutions noires



Les milliards de dollars [ou d'euro, NDLR] de pouvoir d'achat de la communauté noire constituent un pouvoir uniquement s'ils sont utilisés intelligemment, avec discipline et sagesse. Quand il s'agit de mettre à mal la suprématie blanche, beaucoup de discipline est nécessaire. Renverser la société américaine blanche [et Occidentale, NDLR] et la structure du pouvoir blanc implique que l'argent "noir" ne puisse plus jamais être considéré comme acquis. Ce serait un grand pas vers la transformation de leurs relations avec la communauté noire, ce qui les rendrait plus faibles et plus vulnérables.


Arrêter de regarder la télévision


Si vous voulez vous protéger de la suprématie blanche, vous devez arrêter son outils le plus puissant, le moyen par lesquels elle diffuse la culture blanche à travers le monde : la télévision. Éteignez-la. Lisez des livres. Beaucoup de livres.


Apprenez l'histoire européenne


Pourquoi est-ce nécessaire? Parce que si vous voulez connaître leurs prochaines actions, vous devez étudier leurs actions passées. Ils peuvent mettre à jour leur approche, mais leur tactique ne changera jamais. Étudiez Hitler et Margaret Sanger et vous comprendrez l'eugénisme. Étudiez J. Edgar Hoover et vous comprendrez la chute de Marcus Garvey. Étudiez Albert Pike et vous comprendrez comment "flics" ont été formé. Étudiez Sam Colt et vous comprendrez pourquoi les armes ont été crée. Et d'étudiez l'expérience de Tuskegee et vous comprendrez pourquoi vous devez toujours surveiller vos arrière quand ils sont dans les parages. Toujours.


Cesser de vous référer aux personnes de couleur avec les termes odieux de l'oppresseur 


Oui, cela signifie que "nègre/négro" ne peut pas sortir de votre bouche. Ni «chiennes», ou «salopes» ... et à peu près tous les autres mots fréquemment entendus dans les radios afro. Nous devons libérer nos esprits et nos bouches de ce poison.


Éduquez-vous


Dans l'exercice de la domination sur un autre groupe, la structure de la suprématie blanche exerce un contrôle sur trois branches de la société: le système éducatif, la Loi et la religion. Le contrôle est étendu sur les institutions qui façonnent le mental, le corps et l'esprit. Bien sûr, vous devez vous soumettre à une certaine méthode d'éducation formelle, mais en faisant cela, comprenez que vous êtes nourris par la propagande du système, donnant ainsi le contrôle de votre esprit, à ceux dont l'intérêt est de vous garder ignorants, docile et confiant. Donc, vous devez sortir du système et créer votre propre programme d'enseignement.


Imprégnez-vous de la culture noire


La meilleure façon de lutter contre la culture de l'ennemi est d'embrasser votre propre culture. Il y eut beaucoup de siècles de grandeur sur  la Terre-Mère, et des siècles de résistance et de résilience dans le Nouveau Monde. Profitez-en.


Source : http://atlantablackstar.com/



Traduction : Franswa Makandal

lundi 10 novembre 2014

AUTOPSIE DE L'INTEGRATIONISME NOIR EN OCCIDENT FRANCOPHONE

 
la nouvelle génération intégrationise.
Rokhaya Diallo, Lilian Thuram, et François Durpaire.

D'un point de vue anthropologique, lorsqu'une minorité ethnique vit aux côtés d'une majorité lui étant culturellement étrangère, elle fait face à deux options:

- Appliquer l'intégrationnisme forcené dans une volonté de se faire accepter de la majorité avec laquelle elle cohabite.

- Produire une démarche d'autodétermination communautaire, dans un but de s'épanouir par elle même et pour elle même, sans tenir compte de la vision qu'a d'elle la majorité ethnique du pays dans lequel elle vit.

 
Dominique Sopo, de SOS RACISME...

Historiquement,les chinois diasporiques par exemple, ont opté pour la deuxième solution, se construisant économiquement eux mêmes, en mettant en place des commerces ouverts au monde, mais toujours dirigés (devant ou derrière les coulisses) par des membres de leur communauté. La solidarité, (malgré les scansions internes présentes car inhérentes à toutes vies communautaires ) a toujours été le maître mot dans l'organisation de leur vie en société. Le succès de l'un d'entre eux, était, et demeure toujours le succès de tous, dans l'esprit de leur matrice logistique communiste.
 
Autre fait notable, cette communauté n'exige que très peu d'être représentée dans les médias ou la classe politique du pays dans lequel elle vit, (les demandes de quotas émanant de cette communauté faisant office d'exception ), ces derniers ayant un paradigme profondément différent des canons occidentaux.

 
Taubira, accompagné de ses nouveaux amis...On préférait les indépendantistes de Guyane et son ex mari LE BRAVE RÉVOLUTIONNAIRE ROLAND DELANON......

Tout en respectant le pays dans lequel ils vivent (dans la mesure du possible), ils construisent leurs propres médias,leurs propres sociétés. Bien sûr , il existe des excès dans certaines de leurs pratiques, et il ne s'agit pas dans cet article d'idéaliser une communauté, qui même si elle est efficace, est loin de la perfection à laquelle nous pouvons collectivement aspirer.
Mais l’efficience de sa façon de fonctionner, son rapport intrinsèquement fort à la terre d'origine (la CHINE) est l'élément qui doit, dans notre esprit, demeurer prépondérant dans la réflexion que nous nous faisons de la vie d'une diaspora en Occident.

Diamétralement opposé à la stratégie chinoise, la communauté afro-diasporique a opté (à travers ses têtes pensantes) depuis plus de 50 ans pour l'intégrationisme dans la société occidentale via la promotion de l'individualisme forcené, corollaire obligatoire du capitalisme.

Prenant systématiquement l'Homme blanc pour baromètre (et parfois pour Maître...), la majeure partie constituant le "clan" des personnages publics de notre communauté a toujours à 90% du temps, opté pour une solution de dilution politique dans le camp dominant, jouant la partition du domino intellectuel, et oubliant malheureusement que par définition une minorité qui se fond dans la majorité est toujours vouée à la disparition si elle n'est pas solidement cramponnée à ses traditions.

 
Hapasatou Sy, "l'entrepreneuse" et son compagnon.

A contrario, la partie de la minorité afro-diasporique prônant la solidarité communautaire et l'auto-determination a toujours été diabolisée, ostracisée,qualifiée pour la "noirgeoisie" d’extrémiste racialiste, opposée à l'universalisme, et ce jusqu'à la fin du 20ème siècle.

Mais il semble que le rapport de force ait changé dans la diaspora francophone en ce début de nouveau millénaire.

La masse, qui suivait auparavant sans rien dire les figures intègres-à-sionistes de la communauté tend désormais à désavouer progressivement ceux qui ont cru bon de penser que l'amélioration de notre situation était liée à notre degré de soumission (ou de compromission) à l'oligarchie occidentale.

L'apparition de la crise économique des années 2000, mêlée à l'accélération du processus de mise en place du Nouvel Ordre mondial a eu comme effet d’éveiller bon nombre d'afro-descendants de la rue aux questions fondamentales géopolitiques.

Ainsi ces derniers ont compris peu à peu la nécessité de l'enracinement, à sa communauté dans un premier temps, et in fine, si possible, à la terre d'origine.

De facto, les personnalités afros qui percent dans le système (et qui les 3/4 du temps, se font "percer" pour être acceptée par l'élite) sont aujourd'hui, désavoués par le peuple afro diasporique de la rue (le prolétaire qui au sein de la minorité nègre, est au final majoritaire).

Ceux qui auparavant, étaient vus comme des dieux de l'Olympe car ils travaillaient dans les médias de la plantation, ou dans les partis politiques tenus par le Maitre Rotschild (le système capitaliste) sont aujourd'hui par le peuple du bitume,régulièrement conspués, voués aux gémonies, traités avec mépris, pour leur trahison et leur félonie.

Car la rue à compris que l'on a beau briller dans la matrice occidentale, être un sublime journaliste ou politicien dans le camp colonial, on ne fera toujours que lire le prompteur...

Bien sûr, ces tigres de papiers trouvent encore une minorité qui dans la masse, veut encore leur ressembler, quitte s'il le faut à s'étaler dans le lit idéologique du maître...

Mais la volonté d'auto-détermination est si forte,qu'il sera désormais difficile, de lui faire croire que le salut ne passera pas par le développement des siens d'abord, surtout lorsque l'on voit que les groupes Humains qui réussissent, sont ceux qui agissent en communauté, et ce depuis la nuit des temps.

Il appartiendra aux nouvelles générations de ce nouveau millénaire, de définitivement enterrer politiquement ce courant intégrationniste, noyé dans la soumission, et imposer comme norme l'auto-détermination communautaire des nôtres, rappelant la phrase fort à propos du savant gabonais Grégoire Biyogo qui stipule, je cite :"de l'exclusion naît la volonté de se constituer sa propre puissance.

A méditer...

Kemi Seba, écrivain, chroniqueur politique TV et conférencier spécialisé sur les questions du panafricanisme et de la négritude.